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Risques liés aux déplacements

Se déplacer, une activité pas si banale…

Tout déplacement, si banal soit-il, à pied ou à bord d’un véhicule, expose le salarié à des risques : collisions, accidents de la route, mal de dos (conduite d’un véhicule), heurt, glissade ou entorse (circulation à pied). L’employeur doit prendre en compte ces risques et mettre en place une organisation du travail qui permette de rationaliser et de sécuriser les déplacements à l’intérieur et à l’extérieur de l’entreprise.

Dans l’entreprise, rationaliser et sécuriser les déplacements

Même lorsque les échanges avec l’extérieur sont peu importants, l’activité de l’entreprise génère une circulation interne (c’est-à-dire à l’intérieur du bâtiment ou à l’extérieur mais dans l’enceinte de l’entreprise) souvent sous-estimée.
Outre les risques d’accidents multiples et variés (collisions, heurts, chutes…), un mauvais plan de circulation dans l’entreprise peut avoir des conséquences négatives sur la performance voire l’image de l’entreprise (marchandises perdues, coût des réparations, désorganisation des services, altération de l'image de marque, perturbation des relations sociales dans l'entreprise…).
L’enjeu est donc d’optimiser et de rationaliser les circulations en entreprise afin d’améliorer la santé et la sécurité au travail et d’augmenter la productivité de l’entreprise. Cela passe par le choix de l’implantation des bâtiments et des espacements entre eux, la définition d’un plan de circulation intérieure et extérieure et la mise en place d’un éclairage et d’une signalétique adaptée.

La méthode INRS

Une démarche globale de conception des lieux et des situations de travail est proposée par l’INRS. Elle nécessite d’associer, tout au long du projet, les différentes disciplines concernées (ingénierie, ergonomie, architecture…). Elle doit prendre en compte les risques potentiels liés à la circulation, à la manutention, aux ambiances physiques (bruit, vibrations, température de l’air…), aux risques chimiques, biologiques et autres (isolement, stress…).

Sur la route, la sécurité avant tout

Conduire un véhicule fait partie des activités banales de la vie… Mais, pour certains salariés, c’est aussi une activité professionnelle à part entière voire leur métier. Qu’ils soient commerciaux, chauffeurs routiers ou coursiers, les salariés devant conduire dans le cadre de leur travail sont nombreux. En effet, les clients, les fournisseurs et les sous-traitants peuvent être situés loin de l’entreprise. De plus, conduire sur la route entre le lieu de travail et le domicile ou le lieu de restauration est une source supplémentaire de risques – les accidents dits de trajet.
Comment, dans ces conditions, satisfaire aux exigences professionnelles tout en respectant le Code de la route ? Conduire pour le travail expose les salariés concernés à des risques supplémentaires que l’employeur doit prendre en compte. Il doit mettre en place des mesures de prévention ciblées sur les déplacements, les véhicules, les communications et les compétences.

À bord d’un véhicule ou d’un engin, réduire les vibrations

Outre les risques d’accidents et de collisions, la conduite d’engins de chantier, de transport ou de manutention soumet les conducteurs à des vibrations qui, à la longue, peuvent provoquer des problèmes de dos (lombalgies). La réglementation impose de limiter l’exposition des travailleurs à ce type de vibrations. Des mesures de prévention existent et peuvent permettre d’éviter ces lombalgies.

À pied, gare à la chute !

Trébucher, heurter un objet, faire un faux pas ou glisser sur son lieu de travail peut arriver à tout le monde. Ces accidents sont souvent considérés comme bénins et inévitables. Pourtant, ils peuvent être aussi graves (séquelles permanentes) que les autres accidents du travail – et parfois même fatals.

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